samedi 26 septembre 2015

Mercredi 23 septembre 2015 - Mts Kentii Oulan Bator

Il a plu toute la nuit. Heureusement, à notre réveil la pluie se calme pour s’arrêter. Après les adieux et photos d’usage, nous quittons notre campement pour reprendre la route d’Oulan Bator. La soixantaine de kilomètres sur la piste défoncée, suivie de plusieurs heures de route jusqu’à la capitale, ne sont pas plus agréables qu’à l’aller. Au passage nous aidons un nomade, en tirant son tracteur qui refuse de démarrer. Opération réussit, le tracteur se met en marche.
Déjeuner à midi dans un petit resto de village. Très peu de clients mais une expertise certaine de ces petits troquets à préparer très rapidement de bons plats avec des produits frais.
Nous poursuivons jusqu’à la statue géante de Gengis Khan. Une folie pour touriste. Un ascenseur permet de grimper dans la queue. De là un escalier conduit jusqu’à sa crinière, plateforme d’observation. Nous étions entrés sous le soleil. Le temps de visiter au sous-sol un intéressant musée archéologique, nous débouchons dans la tête du cheval sous un orage de grésil…
Le reste de la route est assez pénible. Importants embouteillages à l’entrée d’Oulan Bator. Nous mettons un temps infini à rejoindre notre hôtel. TeGui veut reporter à demain matin la visite du musée d’histoire d’Oulan Bator que nous aurions du faire cet après-midi. Nous refusons et demandons que le programme de demain se déroule comme prévu, pour éviter de nouveaux retards.

 Avec le personnel du camp. Au milieu avec la casquette, notre chauffeur (de poêles)

 Passage de rivière (pas l'exercice le plus difficile, les zones boueuses sont les plus traîtres)
 Troupeau de yacks



 Dépannage d'un nomade

 Tenues traditionnelles: les bottes, le manteau, le chapeau à large hors sur cheval ou moto
 Immeubles au milieu de nulle part
 En face des immenses terrils des mines de charbon à ciel ouvert
 Lignes droites infinies. Le paysage n'impose pas de quitter la ligne droite
 La yourte moderne avec cheveux et voiture
 La statue équestre de Gengis Kha
 Une botte de 6m de haut, sûrement au livre guimpes des records. il a fallu trois ans pour la confectionner. A chacun sa folie
 Au fond, les montagnes ont blanchi
 Sur la photo, on distingue les visiteurs sur la tête de cheval


Mardi 22 septembre 2015 - Mts Kentii

Nous quittons notre camp par une des nombreuses pistes pour rejoindre le monastère de Baldan Berreven. Il se trouve à une quinzaine de kilomètres. La piste n’est pas trop mauvaise, quelques passages délicats dont un qui nous oblige tous à sortir du véhicule. Les paysages sont magnifiques. Montagnes boisées aux couleurs d’automne, petits lacs, vastes plaines.
Ce monastère fut construit vers 1700. A son apogée, il comptait 5000 lamas et était l’un des trois grands centres bouddhistes de Mongolie. Les communistes l’ont détruit vers les années 1930.
A cette époque de l’année et avec les froids précoces, il est déjà déserté par les quelques moines qui y passent l’été.
Nous entreprenons son tour à pied en passant par quelques unes des douze stations qui sont des lieux de prière et d’offrande à des divinités diverses. Hommes et femmes doivent porter une ceinture, la partie basse du corps en contact avec la terre et la partie haute avec le ciel. Le monastère est entouré par quatre montagnes : celle du dragon, celle du lion, celle du tigre, celle de l’oiseau. Ces quatre animaux ont combattus là et vaincu un monstre.
Les hommes sont autorisés à monter au sommet de la montagne, les femmes doivent rester à mi-hauteur.
Nous rentrons au camp et sur le coup de six heures repartons pour saluer une famille de nomades qui vivent dans leur yourte à une demi-douzaine de kilomètres de là. Nous sommes invités à partager avec eux du thé et un fromage de chèvre extrêmement dur et blanc comme des meringues qui se présente sous forme de petits gâteaux ronds et minces. Quelques échanges, nous les remercions de leur accueil et retournons au camp.

Nous avons donné des instructions strictes pour que le petit homme du camp, qui prend un malin plaisir à bourrer jusqu’à la gueule nos fourneaux créant des températures de sauna dans les yourtes, ne passe pas. Il ne s’empêchera cependant pas, avec un grand sourire, de nous offrir ses services le soir et au petit matin. Curieusement, les mongols, habitués au froid, aiment être très couverts et avoir chaud. Ils maintiennent dans leurs habitats des températures de 24°C 25°C…Nous ne sommes pas habitués et avons du mal à trouver le sommeil dans ces ambiances. Solution, garder la porte de la yourte ouverte.





 Un edelweiss, espèce très répandue dans cette région
 Passage délicat de notre van à quatre roues motrices
 Le monastère de Baldan Berreven reconstruit sur ses ruines


 La mère, une des douze stations: on entre dans son ventre et on en ressort pour renaître






 Au sommet de la montagne, vue sur l'autre versant








 Un nomade semi-sédentarisé: la yourte se déplace en général entre deux points, le quartier d'été et le quartier d'hiver

 L'intérieur des yourtes avec un ameublement très traditionnel


mercredi 23 septembre 2015

Lundi 21 septembre 2015 - Oulan Bator Monts Kentii

L'assistante de la prodvonista nous réveille une bonne heure avant l'arrivée. Elle veut en effet rassembler les draps et faire le ménage avant notre arrivée à Oulan Bator. Nous sommes un peu bousculés.
Arrivés à Oulan Bator, il fait nuit et il pleut. Tégui, un diminutif, vient nous accueillir.
Nous découvrons dans le jour naissant cette ville en chantier, d'une architecture totalement incontrôlée. On a l'impression que chacun construit ce qu'il veut, où il le veut et comme il le veut.
On retrouve bien sûr à Oulan Bator, comme à présent sûrement à travers toutes les capitales du monde, les mêmes enseignes, le mêmes types de restaurant, les mêmes films à l'affiche, mondialisation oblige...
Nous prenons une douche à l'hôtel, un petit déjeuner, et nous partons avec Odka notre chauffeur et Tégui pour les Monts Kentii.
Il pleut et il fait froid. Après près de deux cent kilomètres de routes, nous attaquons la piste, détrempée, interminable, une soixante de kilomètres. Notre chauffeur est parfait, maitrise les dérapages dans la boue, le passage des gués, des descentes sableuses. Les paysages sont très beaux, malheureusement cachés en grand partie par la pluie et les nuages très bas, et c'est tard et fatigués que nous atteignons le camp de Bayangol.
Les yourtes sont bien aménagées, elles sont assez spacieuses, et bien (trop...) chauffées par un poêle à bois qui trône en leur milieu. Elle sont prévues pour 4 personnes chacune. Nous dinons dans une des maisons en bois qui est un hébergement alternatif proposé par ce camp. Il y a beaucoup de camps de ce type en Mongolie, à destination purement touristique. 
Nous nous couchons et essayons de trouver le sommeil avec la chaleur de poêle qui se calme. 


 La gare d'Oulan Bator ("Le guerrier rouge")
 On charge les bagages sur le toit du van
 Monument à la gloire des Beatles, financé par leurs fans
 En vertical, l'ancienne écriture mongole remplacée aujourd'hui pr le cyrillique
 Mondialisation en marche...
 Une ville en chantier
 Le palais de la présidence

 La statue de Gengis Khan et photo de famille de policiers

 Le théâtre
 Les yourtes s'agglutinent dans des enclos sur les collines entourant Oulan Bator. Ce sont les nomades ayant migré vers la capitale à la recherche de travail.
 Trains immenses. La Mongolie et riche de charbon et d'autres minerais
 Camp pour touristes



 Steppes infinies


 La route se poursuit sur une piste détrempées
 et dans le brouillard


Repas dans une maison en bois